combustibles de chauffage

Que savez-vous à propos du mazout, pellet et bois de chauffage ?

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Mazout ? Bois ? Pellet ? Difficile de départager ces trois combustibles de chauffage sans tenir compte de leurs avantages, de leurs inconvénients et de leur prix. Découvrez-les donc sans tarder.

Choisir un mode de chauffage génère inévitablement de nombreuses questions. Souvent, elles sont dues à un manque de connaissance des combustibles. Savez-vous par exemple d’où ils viennent et quelles sont leurs caractéristiques ? Sous quelles formes sont-ils employés ? Ces informations sont essentielles au bon jugement du caractère local, décarboné et économique de chaque énergie. Par conséquent, les retenir, c’est l’assurance d’acheter au meilleur prix un produit satisfaisant ses besoins. Alors, pourquoi attendre ?

>> Lire aussi : 9 types de chauffage écologique pour votre maison

Sommaire

Définition d’un combustible

Un combustible, ou « fuel » en anglais, est une substance capable de brûler au contact de l’oxygène ou d’un autre comburant en dégageant de la chaleur utilisable.

Il existe différents types de combustibles, tous composés d’hydrocarbures et exploités par l’Homme pour créer de l’énergie :

  • Les gazeux, tels que le gaz naturel ;
  • Les solides, tels que le bois et la tourbe, issus de la biomasse, ainsi que le charbon ;
  • Les liquides, c’est-à-dire les produits pétroliers tels que le mazout.

Parmi eux figurent des combustibles fossiles. Il s’agit du pétrole, du gaz naturel et du charbon. Ils ont comme particularité de contenir une forte concentration en carbone car ils sont formés par la lente décomposition d’êtres vivants d’origine animale ou végétale. Ils représentent la source d’énergie la plus utilisée dans le monde, loin devant les énergies renouvelables (éolien, solaire, hydraulique…), malgré le fait que leur exploitation soit fortement polluante. Une domination qui s’explique par leurs multiples usages, allant de la production d’électricité au transport, en passant par le chauffage des maisons et bâtiments industriels. Bien entendu, la demande croissante en énergie et l’augmentation quotidienne du nombre d’être humains sur la Terre sont également responsables de cette situation.

Le saviez-vous ? Il est également courant d’entendre parler de combustible nucléaire. Bien qu’aucune réaction de combustion ne se cache derrière ce terme, celui-ci désigne les matières employées pour produire de l’électricité dans les centrales nucléaires.

Le mazout de chauffage : un combustible dérivé du pétrole

Aussi appelé diesel rouge, en référence au colorant ajouté pour le différencier du carburant, le gasoil de chauffage fait partie des combustibles les plus plébiscités par les Belges pour chauffer leur habitation. Dans notre pays, il est habituellement connu sous le nom de mazout ou, dans une moindre mesure, de fioul domestique (« fuel oil » en anglais).

Le mazout entre dans la catégorie des combustibles fossiles car il est obtenu par raffinage du pétrole brut. Celui utilisé en Belgique est directement importé depuis les pays producteurs, comme l’Arabie saoudite, la Russie, la Norvège et le Nigeria.

Le succès du mazout dans notre pays s’explique par certaines de ses caractéristiques :

  • Il peut être livré partout, à la ville comme à la campagne, et notamment là où le réseau de distribution du gaz naturel est absent.
  • Il permet au consommateur de s’approvisionner quand il le souhaite dans l’année.
  • Il est possible de choisir son distributeur et donc de comparer les prix du mazout afin de profiter de l’offre la plus intéressante dans sa région. Plus facile encore pour réduire sa facture énergétique : participer à un achat groupé de mazout. Ce type d’initiative a en effet pour but de négocier auprès des fournisseurs un prix du fioul bien plus intéressant que le tarif officiel fixé par le gouvernement.

Par contre, se chauffer au fioul domestique implique de disposer chez soi de suffisamment d’espace. En effet, il est nécessaire d’investir dans une citerne afin de le stocker ainsi que dans une chaudière à condensation. Il est d’ailleurs important de choisir celle-ci avec soin afin de bénéficier d’un rendement élevé et d’exploiter pleinement le potentiel calorifique du mazout. Une installation performante, c’est donc une consommation réduite.

Le bois de chauffage ou bois énergie

Le bois est un combustible naturel utilisé par de nombreux consommateurs pour se chauffer. Pour preuve, il est la première source d’énergie renouvelable consommée en Europe et dans le monde. Mais attention, il ne peut être qualifié de renouvelable que si la forêt est gérée de manière durable.

Pour lutter contre la déforestation, il convient de vérifier la présence de certains labels sur les produits en bois mis en vente. Il en existe deux principaux au niveau mondial : le label FSC et le label PEFC. Cependant, ils ne garantissent en rien la qualité intrinsèque du matériau.

En Belgique, se procurer du bois est relativement aisé. En effet, le sud du pays bénéficie d’un patrimoine forestier riche, certaines zones étant considérées comme de vastes poumons verts. Il est par conséquent possible de favoriser des productions locales et ainsi d’atténuer son empreinte écologique. Cependant, le bois ne constitue pas pour autant une énergie propre car en brûler revient à rejeter des émissions polluantes dans l’atmosphère.

Le bois de chauffage a par ailleurs la particularité d’être proposé sur le marché sous différentes formes dont notamment : le bois bûche, les granulés (ou pellet) ainsi que le bois de chauffage compressé.

Sous forme de bûches classiques

Les bûches constituent sans doute la forme de bois énergie la plus connue. Une notoriété notamment due à leur comptabilité avec de nombreux appareils de chauffage tels que des poêles, des cheminées ouvertes, des inserts ou encore des chaudières à bois.

Vendues en unité de stère de bois, les bûches coûtent plus ou moins cher selon le caractère sec ou demi-sec du bois, les régions, les saisons, leur taille et l’essence du bois. Pour bénéficier d’un prix intéressant et donc réduire son budget énergétique, il existe toutefois quelques solutions simples et efficaces comme participer à un achat groupé de bois de chauffage.

Attention, avant d’acheter des bûches, il est important de contrôler le taux d’humidité du bois : plus il est élevé, moins le combustible dégage de chaleur. Résultat : la température plus faible du foyer ne permet pas aux gaz émis de s’enflammer et cette combustion incomplète entraîne des émissions de CO2.

Vendues en unité de stère de bois, les bûches coûtent plus ou moins cher selon le caractère sec ou demi-sec du bois, les régions, les saisons, leur taille et l’essence du bois. Pour bénéficier d’un prix intéressant et donc réduire son budget énergétique, il existe toutefois quelques solutions simples et efficaces comme participer à un achat groupé de bois de chauffage.

Attention, avant d’acheter des bûches, il est important de contrôler le taux d’humidité du bois : plus il est élevé, moins le combustible dégage de chaleur. Résultat : la température plus faible du foyer ne permet pas aux gaz émis de s’enflammer et cette combustion incomplète entraîne des émissions de CO2.

Pour information, un bois fraîchement abattu doit sécher au moins deux ans à l’abri de la pluie. En outre, que les bûches soient prêtes à l’emploi ou non, elles requièrent un espace de stockage plus ou moins grand selon les besoins en chauffage de l’habitation. Une contrainte à évidemment anticiper avant de prévoir une livraison.

Sous forme de pellet (granulés de bois)

Les pellets, également appelés granulés de bois, sont issus de la récupération de sciures et de copeaux comprimés sous la forme de cylindres de 6 ou 8 mm de diamètre. Réputés pour leur faible taux d’humidité, ils présentent en plus l’avantage de générer peu de cendres.

Concrètement, il est possible de consommer ces combustibles de deux manières : via un poêle à pellets ou une chaudière. Alors que le poêle à granulés fait office de chauffage d’appoint, la chaudière à pellets vient remplacer l’installation de chauffage au gaz ou au mazout existante

Son installation nécessite par conséquent un investissement plus important. Il faut en moyenne compter 10.000 € contre 2.000 à 4.000 € pour un poêle à pellet.

Disponibles en sacs ou livrables en vrac par camion souffleur, les pellets belges sont commercialisés par la plupart des magasins de bricolage ainsi que par les scieries ou autres entreprises spécialisées dans le bois. Leur achat nécessite toutefois de prendre quelques précautions afin de disposer d’un produit de qualité. Il existe en effet plusieurs types de pellet et tous ne se valent pas. C’est pourquoi il est conseillé d’opter pour ceux certifiés DINplus, un label allemand assurant que le produit respecte des normes de fabrication strictes. En outre, les certifications ENplus (certification européenne) et NF (norme française) assurent également une combustion optimale.

Sous forme de bois compressé ou briquettes

 

La bûche de bois compressé est un combustible de chauffage désigné sur le marché par de nombreux termes : bûche compactée, bûche compressée, bûche densifiée, briquette ou encore bois densifié, reconstitué ou bois condensé.

Ses caractéristiques ? Elle provient du recyclage de divers résidus comme la sciure et des copeaux de bois. Ceux-ci sont comprimés sous forme de bûches qui ont l’avantage d’offrir un pouvoir calorifique supérieur aux bûches traditionnelles. Cela s’explique par le fait que le compacteur, également appelé briqueteuse, permet de diminuer leur humidité en plus de leur taille.

En tant que bois de chauffage, la bûche compressée constitue donc un combustible efficace et pratique puisqu’une briquette de bois remplacera trois ou quatre bûches. De plus, son utilisation est similaire à celle des bûches classiques. Elle peut ainsi alimenter un poêle, un insert à bois, une cheminée ouverte, une cuisinière ou encore une chaudière à bois.

Attention, il ne faut pas confondre les briquettes de bois avec les briquettes de lignite, le lignite étant une sorte de charbon dont la combustion est néfaste pour l’environnement.

Le prix du mazout et du bois de chauffage : lequel est le moins cher ?

Qui désire limiter ses frais cherche à savoir quelle énergie coûte le moins cher pour se chauffer et quel combustible de chauffage présente le meilleur rendement énergétique. Un équilibre pas toujours évident à trouver mais suivre l’évolution des prix du mazout de chauffage et des autres produits peut déjà vous aider à faire un choix stratégique.

Il est évident que le coût de chaque énergie varie selon des éléments précis. Concernant le mazout, son prix suit directement l’évolution des cours internationaux du dollar (taux de change) et du baril de pétrole. Par conséquent, il change régulièrement. Une caractéristique qui oblige les consommateurs à s’intéresser aux tendances du marché afin d’acheter leur gasoil de chauffage au meilleur moment possible.

Quant à la filière du bois, elle est davantage prévisible au niveau des prix. Ceux-ci sont en effet plutôt stables sur le long terme car ils dépendent surtout de la main-d’œuvre, qui se limite à la découpe, au séchage et au stockage, ainsi que du transport. Un Bruxellois qui commande donc du bois originaire des Ardennes paiera forcément plus cher et ressentira davantage l’éventuelle hausse des prix du carburant qu’un habitant de la Province de Luxembourg.

Toutefois, le bois reste le combustible de chauffage le plus économique comme en atteste l’observatoire des prix de l’énergie réalisé par l’APERe, l’association pour la Promotion des Énergies Renouvelables.

 

Evolution des prix de l’énergie achetée par les ménages ces dernières années. Valeur à monnaie courante. Source CREG, SPF économie, ValBiom ; Graphe APERe.

Ce graphique montre en effet que le prix des pellets de bois, ainsi que le prix du bois de chauffage en général, a très peu fluctué ces cinq dernières années.

Comment calculer sa consommation de bois ou de mazout ?

Calculer précisément sa consommation de mazout ou de bois est compliqué car aucun relevé annuel n’est prévu, contrairement à l’électricité et au gaz naturel. De plus, de nombreux facteurs liés aux caractéristiques du logement entrent en jeu. C’est par exemple le cas de la surface totale de l’habitation, de la qualité de son isolation ainsi que de sa localisation. À cela vient s’ajouter le fait que la consommation dépend également des habitudes de vie de chacun et du rendement de l’appareil de chauffage.

Toutefois, concernant le fioul domestique, plusieurs méthodes permettent d’estimer sa consommation :

  • Se référer à la jauge installée sur la cuve à mazout afin de connaître le volume restant. Si le nombre indiqué parait irréaliste, se munir d’un mètre métallique gradué et l’insérer dans la citerne est une bonne alternative. Ensuite, qu’importe la méthode employée, il est nécessaire de convertir le niveau de mazout en nombre de litres. Pour ce faire, différents outils sont disponibles sur Internet.
  • Se fier à ses consommations antérieures en reprenant l’historique de ses commandes. Ce dernier permettra de savoir plus ou moins quand commander à nouveau du gasoil de chauffage et en quelle quantité.

Quant au bois de chauffage, sa valeur énergétique occupe une place importante dans l’équation, au même titre que les critères propres au logement et aux habitudes des membres du ménage. Sa densité et son taux d’humidité pouvant fortement varier, il faudra prévoir un volume différent pour chaque type de bois. Généralement, il est admis qu’un stère de bûches de bois de 33 cm équivaut à un volume de 0,7 m³, ce qui correspond, selon le site QuelleEnergie.fr, à 1 m³ apparent de plaquettes (morceaux de bois déchiqueté) ou encore à 220 kg de granulés.

Quelle énergie pour demain ?

Les réserves de combustibles fossiles n’étant pas infinies, il a fallu réfléchir à un modèle plus durable et, par la même occasion, moins polluant. C’est dans ce cadre qu’est apparu le concept de transition énergétique, accompagné de l’invention de nouvelles technologies.

Si aujourd’hui se chauffer au mazout est encore possible, cela devrait donc à terme disparaître au profit des énergies renouvelables telles que l’éolien, le solaire, l’hydraulique et la biomasse. Celles-ci vous intéressent ? Vous avez raison ! Investir dans une chaudière à biomasse ou installer des panneaux photovoltaïques permet par exemple de limiter le réchauffement climatique et de diminuer sa facture d’énergie.

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