Prix de l’énergie : avec quelle énergie vaut-il mieux se chauffer ? Mise à jour décembre 2019

II n’est pas toujours évident de choisir sa future solution de chauffage. Pour vous, Wikipower compare chaque trimestre le coût de votre facture annuelle de chauffage suivant l’énergie utilisée. Cette simulation tient compte du coût des combustibles et du kilowattheure électrique.

Pour cette comparaison, nous avons choisi de retenir les cinq énergies couramment proposées lors de nos achats groupés : l’électricité, le gaz, le mazout, le pellet et le bois de chauffage.

facture annuelle de chauffage - décembre 2019

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Une première observation saute aux yeux : se chauffer à l’électricité revient très cher si celle-ci est achetée et non produite (par l’intermédiaire de panneaux photovoltaïques, par exemple). Il faut également préciser que cette solution n’est pas la plus optimale en terme de rendement si on considère la transformation de l’énergie primaire en électricité (gaz, nucléaire, charbon, photovoltaïque).

Energie Facture annuelle en novembre 2019
Électricité 6.008 €
Gaz 1.090 €
Mazout 1.413 €
Pellets 1.226 €
Bois de chauffage 1.042 €

Cas des combustibles

Concentrons-nous maintenant sur les combustibles (mazout, gaz, pellet et bois de chauffage) :

facture annuelle de chauffage - décembre 2019 - combustible uniquement

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La dernière place de notre comparatif revient au mazout (aussi appelé fioul). Ce n’était pas le cas il y a trois ans, mais nous pouvons remarquer une plus grande volatilité concernant ce combustible fossile. À long terme, il est cependant peu probable que le mazout devienne l’option la moins coûteuse. Les raisons à cela sont multiples. On peut ainsi citer les réserves mondiales qui diminuent et l’instabilité géopolitique, sans parler des conséquences sur le réchauffement climatique.

Nous pouvions avoir une réflexion similaire pour le gaz jusque fin 2018. La volatilité semblait moins importante car le coût du gaz en tant que tel ne représente qu’environ 50% de la facture finale du consommateur. Le transport, la distribution ainsi que les taxes et surtaxes viennent compléter celle-ci. C’était sans compter sur la spectaculaire chute des prix de cette énergie depuis le début 2019. Le gaz fait partie, à l’heure actuelle, des solutions les plus compétitives pour se chauffer. Cependant, il n’y a aucune garantie quant à la stabilité de cette situation. On peut d’ailleurs déjà remarquer une légère hausse depuis le mois d’octobre 2019.

La filière du bois – qui comprend ici le pellet et le bois de chauffage – semble être un choix judicieux. Les prix sont assez stables et le consommateur peut jouer un rôle actif sur la préservation de l’environnement et l’emploi local en fonction de l’entreprise choisie pour sa commande. En outre, Wikipower a permis cette année aux ménages de faire des économies appréciables sur leur ravitaillement en pellet (4,37 EUR par sac au lieu du prix moyen de 4,80 EUR).

Le bois de chauffage est probablement le moyen de se chauffer le plus économique sur le long terme. En effet, celui-ci ne subit aucune transformation (sinon la découpe) avant de finir dans votre poêle ou votre cassette.

Pour rappel, cette comparaison a été effectuée sans tenir compte de l’investissement nécessaire (chaudière, poêle, cassette,…). Cet investissement peut varier en fonction de la solution choisie ainsi que d’autres paramètres (puissance, automatisation, récupération de la condensation,…).

Peu importe votre choix, n’hésitez pas à vous inscrire à nos achats groupés afin de bénéficier de prix attractifs tout au long de l’année !

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Comparatif rapide avec nos voisins européens

Alors que les belges bénéficient d’une chute des prix de l’énergie, la situation est toute autre dans les pays voisins, comme le constate l’Observatoire des prix. Au cours du troisième trimestre de l’année 2019, l’Allemagne, la France et les Pays-Bas ont ainsi tous subi une hausse des prix de l’énergie (+0,9 % en moyenne). En comparaison, la Belgique enregistrait une baisse de 4,3 % en moyenne pour cette période.

Graphique de l'évolution de la variation des prix de l'énergie pour la Belgique, la France, l'Allemagne et les Pays-basCliquez sur l’image pour accéder à la version dynamique du SPF Economie

Cette chute des prix a eu comme répercussion une inflation totale fortement limitée (seulement +0,9%). C’est d’ailleurs la première fois depuis 2015 qu’elle est inférieure à celle des pays voisins (+1,3 % en moyenne).

 


 Méthodologie

La consommation standard prise en compte pour calculer la facture annuelle est de 21.000 kWh. Le pouvoir calorifique inférieur (PCI) a été utilisé pour le gaz, le mazout, le pellet et le bois. Le PCI est le nombre de kWh que peut fournir une unité (un litre, un kg,…) de combustible. Le PCI ne tient pas compte de l’énergie contenue dans la vapeur d’eau qui s’échappe lors de la combustion. L’hypothèse d’une chaudière à condensation n’a donc pas influencé les calculs.

La CREG publiant ses données concernant le gaz pour le pouvoir calorifique supérieur (PCS), le rapport PCI/PCS disponible pour le gaz naturel (0,9028) a été utilisé pour ramener la consommation moyenne définie par la CREG de 23.260 à 21.000 kWh.

Concernant l’électricité, aucun coefficient n’a été utilisé. Cette énergie est de toute façon largement plus coûteuse que les quatre autres. De plus le rendement de chauffage électrique approche les 100%.

Sources

Les données concernant l’électricité et le gaz proviennent de la CREG qui publie chaque mois dans son tableau de bord le prix moyen d’une facture annuelle d’électricité et de gaz.

Pour le mazout, le prix maximum autorisé pour une commande de plus de 2000 litres (mazout standard), publié chaque jour par le SPF Economie, a été retenu.

Enfin, Wikipower réalise lors de chaque achat groupé de pellet une enquête afin de définir le prix moyen du marché. Les données collectées au cours de ces trois dernières années pour une commande de 6 stères de bois sec et de deux palettes de pellet ont ainsi permis de nourrir les statistiques.

Article repris dans la presse :