6 énergies renouvelables parfaites pour une maison économe en énergie

19/03/2018

Radiateur chauffage centralUtiliser des énergies renouvelables à la maison, c’est possible ! Mais laquelle choisir ? Pour le savoir, découvrez maintenant le principe de chaque technologie.

Sommaire

Si, à l’instar de nombreux consommateurs, vous vous demandez comment réduire votre facture d’énergie, vous venez peut-être de trouver la solution : faire appel aux énergies renouvelables. Idéales pour chauffer votre maison ou pour produire de l’électricité, elles rencontrent un beau succès depuis plusieurs années, notamment grâce à l’évolution des différentes technologies. Prêt à profiter également de leurs avantages ?

Que sont les énergies renouvelables ?

Une énergie est dite renouvelable lorsqu’elle provient de sources que la nature constitue ou reconstitue plus vite que l’Homme ne les utilise. Elles sont alors considérées comme inépuisables. Les énergies renouvelables sont ainsi issues du soleil, du vent, de la Terre (qui dégage de la chaleur) ainsi que de la biomasse (matière organique d’origine végétale ou animale).

En plus d’éviter l’extinction d’une quelconque ressource, exploiter les énergies renouvelables est bénéfique pour l’environnement. En effet, cela entraîne très peu d’émissions de CO2, d’où le surnom des énergies renouvelables en « énergies propres ».

Ce caractère vert s’oppose typiquement aux particularités des énergies fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon), réputées pour la pollution atmosphérique générée lors de leur combustion et pour l’épuisement de leurs stocks.

Les énergies renouvelables pour produire de l’électricité verte

1. L’énergie solaire photovoltaïque

Panneaux solaires photovoltaïquesProfiter de l’énergie solaire pour produire de l’électricité est très simple : il suffit d’installer des panneaux photovoltaïques sur votre toit ! Composés de cellules de silicium, d’un accumulateur et d’un onduleur, ces derniers sont capables de produire plus ou moins d’électricité, notamment en fonction de leur exposition au rayonnement solaire et de leur puissance. Il est dès lors très important de les choisir avec soin et de les installer correctement. Pour ce faire, mettez-vous en relation avec un professionnel qualifié, de préférence certifié par RESCert. C’est par exemple le cas des entreprises Enersol, Reno-solutions et Solar-tech Engineering, toutes les 3 présentes au Salon Tomorrownow qui se tiendra au Palais des Congrès de Liège les 21 et 22 avril prochain. Grâce à ce système de certificats de compétences, valable tant en Wallonie qu’en Flandre et à Bruxelles, vous êtes assuré de la fiabilité et de la qualité des installateurs.

Une fois l’installation photovoltaïque reliée au réseau électrique de votre GRD (gestionnaire de réseau de distribution), trois situations peuvent se présenter :

a. Vous consommez directement toute l’électricité produite par les panneaux, ce qui vous évite de prélever des kilowattheures (kWh) sur le réseau.

b. En cas d’excès de production ou si vous n’avez pas la possibilité d’utiliser le courant tout de suite, celui-ci est injecté sur le réseau, à défaut de pouvoir être stocké facilement.

c. Votre production ne suffit pas pour couvrir vos besoins en électricité et vous puisez de l’énergie du réseau.

Que rapporte le photovoltaïque ?

S’équiper de panneaux solaires photovoltaïques représente un investissement important : il faut compter entre 1 400 et 1 800 € par kilowatt-crête (kWc) selon les cas. Ce montant est toutefois bien moins élevé qu’auparavant, les panneaux ne cessant de coûter moins cher et de gagner en performance depuis la fin des années 2000. Bien sûr, tous ne se valent pas et il est primordial de comparer leurs caractéristiques. Cependant, pour réaliser une bonne affaire, il faut également s’intéresser aux marques et entreprises, toutes n’incluant pas les mêmes prestations dans leurs offres de prix.

D’autres astuces existent pour faire baisser le prix des panneaux photovoltaïques, comme participer à un achat groupé de panneaux et vous renseigner sur les primes proposées dans votre Région. À Bruxelles, les certificats verts permettent un retour sur investissement en 5 à 7 ans. En Wallonie, il existe la prime Qualiwatt mais elle prendra fin le 30 juin 2018 car elle est devenue trop avantageuse. Même sans elle, acheter des panneaux restera économique. La preuve, dans des conditions favorables, le rendement devrait atteindre plus de 4 % tandis que le consommateur pourra amortir son investissement entre 7 et 15 ans. En sachant que la durée de vie d’un panneau avoisine les 25 ans, vous bénéficierez donc toujours d’électricité gratuite pendant plusieurs années. Enfin, en Flandre, les propriétaires de panneaux photovoltaïques ont droit à un système de compensation. Concrètement, le compteur électrique tourne à l’envers lorsque la production est injectée sur le réseau électrique.

Le saviez-vous ?  À partir du 1er juillet 2018, les propriétaires bruxellois de panneaux photovoltaïques ne profiteront plus du système de compensation pour les frais de réseaux. En Wallonie, la CWaPE souhaite apporter ce même changement dès le 1er janvier 2020.

2. L’énergie éolienne

En Belgique, la part de l’éolien dans la production d’électricité augmente régulièrement. Cette tendance, pouvant également être observée à une échelle européenne, témoigne de la volonté des différents États membres à favoriser l’utilisation de l’énergie renouvelable. Cependant, le secteur est confronté à plusieurs difficultés, surtout en Wallonie, où de nombreux riverains s’opposent aux projets éoliens, craignant d’en subir les nuisances. D’autres, au contraire, soutiennent ce type d’initiatives et forment des coopératives telles que COCITER et Enercoop afin de fournir de l’électricité verte aux citoyens.

Pour rappel, l’énergie éolienne consiste à profiter de l’énergie cinétique du vent. Concrètement, celui-ci actionne le rotor de l’éolienne en soufflant, ce qui enclenche le générateur électrique permettant de produire de l’électricité. Au même titre que pour le solaire photovoltaïque, l’électricité produite est soit consommée par le propriétaire de l’installation, soit injectée sur le réseau du GRD si l’éolienne y est raccordée. L’éolien domestique constitue donc aussi, en théorie, une bonne alternative pour réduire sa facture d’énergie.

Est-ce intéressant d’installer une éolienne domestique ?

Installer une éolienne sur son toit ou dans son jardin n’est pas à la portée de tout le monde. En effet, le terrain doit réunir plusieurs conditions, comme être exposé à un vent constant et suffisant, afin de garantir un fonctionnement optimal de l’installation. La rentabilité d’une éolienne pour particuliers est toutefois compromise dans notre pays en raison de la vitesse moyenne du vent : de 6 à 7 m/s (25 km/h) au littoral et de 2 à 4 m/s (14 km/h) en haute Belgique selon l’IRM. À titre de comparaison, 6 m/s (21 km/h) sont normalement nécessaires.

Par ailleurs, pour placer une éolienne domestique en Belgique, il faut généralement disposer d’un permis d’urbanisme délivré par la commune. Avant tout chose, faites-vous donc conseiller par des professionnels qui étudieront la topographie du site, définiront vos besoins et calculeront votre future production d’électricité. D’un point de vue financier, prévoyez entre 10 000 et 40 000 €, le prix d’une éolienne variant notamment en fonction de sa puissance, et un retour sur investissement de 15 ans minimum. Quant aux avantages de l’éolien domestique, il fait l’objet d’aides financières selon les Régions, en plus des certificats verts proposés par les trois régulateurs (CWaPE, VREG, Brugel).

3. L’énergie hydraulique

Energie hydrauliqueValoriser la force de l’eau sous toutes ses formes, voilà le principe de l’énergie hydraulique. À la différence du soleil qui crée de l’énergie sous forme de rayons lumineux, l’eau n’en produit pas directement. C’est en effet son mouvement qui en génère. Le débit des cours d’eau, des rivières et des fleuves ainsi que la force issue des chutes d’eau sont donc exploités pour alimenter les turbines des centrales hydrauliques, versions actuelles de nos anciens moulins à eau.

En Belgique, Engie Electrabel, fournisseur historique d’énergie, exploite actuellement trois types de centrales fabriquant de l’électricité à partir de la force de l’eau. Ceux-ci sont repris ci-dessous :

a. La centrale d’accumulation par pompage de Coo (centrale dotée de réservoirs d’eau importants) ;

b. Des centrales hydroélectriques au fil de l’eau (centrales situées sur un cours d’eau endigué et fonctionnant sans retenue d’eau) ;

c. Des centrales hydroélectriques de barrage.

En tant que particulier, vous pouvez également exploiter l’énergie hydraulique pour produire votre propre électricité. Il faut cependant que vous soyez propriétaire d’un moulin ou qu’un ruisseau longe ou traverse votre jardin.

Le petit hydraulique est-il avantageux ?

Moult conditions doivent être réunies pour pouvoir profiter de l’énergie hydraulique. D’un point de vue administratif d’abord, vous êtes tenu de disposer d’un droit d’eau et de respecter les exigences urbanistiques ainsi que les autres usagers du cours d’eau. Ensuite, d’un point de vue technique, la configuration du site doit permettre de développer l’activité souhaitée.

Les aménagements requis sont par exemple un barrage de dérivation pour collecter le débit et un bief ou canal d’amenée. Ce dernier est indispensable afin d’engendrer une hauteur de chute assez conséquente. Par ailleurs, tout le débit du cours d’eau ne peut être utilisé, en raison d’impératifs techniques, sociaux et écologiques (préservation de la vie aquatique). S’il n’est pas suffisant, impossible donc d’exploiter la force de l’eau.

En fonction de la quantité d’énergie disponible, vous pourrez vendre toute l’électricité produite, uniquement le surplus ou et/ou en acheter sur le réseau. Dans le cadre d’une installation hydraulique, il est également possible d’obtenir des certificats verts auprès de la CWaPE, de Brugel ou de la VREG, les Régions ayant décidé de stimuler l’investissement dans plusieurs technologies durables. Outre ce mécanisme de soutien, il existe des aides proposées dans certains cas. Leur forme dépend notamment de votre statut (particulier, entreprise, secteur public), de l’âge du bâtiment ainsi que du type de réhabilitation du site hydroénergétique. Renseignez-vous auprès du département Énergie de votre Région car ces aides permettraient de diminuer le prix d’achat de l’installation hydroélectrique, s’élevant à plusieurs milliers d’euros. Difficile de le chiffrer avec précision car il dépend de nombreux critères, comme les travaux d’aménagement nécessaires, le type de mini-centrale et la puissance installée.

Enfin, pour réaliser une étude de faisabilité d’un tel projet, faites appel à des professionnels. Une liste de spécialistes de la petite énergie hydraulique a été élaborée par le Service public de Wallonie.

Les énergies renouvelables pour chauffer sa maison

4. Le solaire thermique

Chauffage solaire thermiqueAlors que les panneaux solaires photovoltaïques produisent de l’électricité, les capteurs thermiques créent de la chaleur. Pour ce faire, ils tirent simplement profit du rayonnement solaire qui va chauffer le fluide caloporteur qu’ils contiennent. Ce fluide n’a ensuite plus qu’à rejoindre le ballon de stockage et à transmettre sa chaleur à l’eau alimentant votre douche ou vos robinets, voire votre système de chauffage central. Cependant, la présence d’une chaudière reste généralement indispensable afin d’assurer votre confort thermique les jours où le soleil est absent. C’est pourquoi, en Belgique, cette technologie est principalement utilisée pour la production d’eau chaude sanitaire.

Quelle économie offre un chauffe-eau solaire ?

Investir dans un chauffe-eau solaire est idéal pour réduire votre facture énergétique mais ne se révèle économique que si votre toit est suffisamment exposé au soleil. De plus, pour offrir un bon rendement, les panneaux solaires thermiques doivent être orientés entre le sud-est et le sud-ouest et inclinés de 25 à 60° par rapport à l’axe horizontal.

De nombreuses sortes de capteurs solaires thermiques sont commercialisées, n’hésitez donc pas à vous faire conseiller par un professionnel qualifié afin d’acheter ceux adaptés à votre situation. En effet, un chauffe-eau solaire bien dimensionné permettra de couvrir plus de la moitié de votre consommation annuelle d’eau chaude.

Le prix d’une installation solaire thermique varie, entre autres, en fonction de la surface des capteurs solaires, du volume du ballon d’eau chaude et de vos besoins (eau chaude + chauffage ou l’un des deux). Bien entendu, le choix du prestataire et du matériel (marque, qualité) a aussi une influence sur le montant final de la facture. Alors un conseil : comparez les tarifs et les services offerts ! Par exemple, en cas de soucis, que vous propose l’installateur ?

Pour information, en règle générale, un ménage de quatre personnes doit débourser entre 4 000 et 10 000 € TVAC. Le montant à dépenser vous semble exorbitant ? Afin de réduire vos dépenses, profitez des primes réservées au placement de panneaux solaires thermiques ! Sous certaines conditions, la Région wallonne accorde ainsi 1 500 € tandis que Bruxelles Environnement propose 2 500, 3 000 ou 3 500 € selon le nombre de m² de capteurs et du nombre d’unités d’habitation concernées par l’installation. Enfin, contactez également votre commune pour vérifier si, elle aussi, accorde une aide financière.

5. La biomasse

Energie issue de la biomasseLa biomasse correspond à l’ensemble des matières organiques d’origine animale, telles que les cadavres d’animaux et effluents d’élevage, ou végétale (déchets alimentaires, bois, feuilles).

Ces différents résidus contenant du carbone, ils constituent une réserve d’énergie importante pouvant être exploitée sous différentes formes. La valorisation de la biomasse peut ainsi produire de la chaleur, de l’électricité ou des biocarburants pour le transport. C’est le bois énergie qui est la source d’énergie la plus exploitée, donnant lieu à la création de bûches, de granulés de bois (pellets) ou encore de plaquettes.

Investir dans une chaudière biomasse, un bon plan ?

Les systèmes de chauffage au bois les plus connus sont sans doute le feu ouvert, le poêle à pellets ou à bûches et le foyer encastré. Mais il est également possible de profiter de la biomasse pour chauffer l’ensemble de votre maison grâce à une chaudière biomasse pour particuliers et ainsi réduire votre facture de chauffage jusqu’à 60 %.

Plus économiques mais aussi plus écologiques que les modèles alimentés avec une énergie fossile, ces chaudières au bois se révèlent rentables sur le long terme. Au regard de leur rendement élevé et des coûts actuels de l’énergie relevés par l’APERe, elles font alors presque oublier l’investissement initial important qu’elles requièrent : entre 7 500 et 10 000 € hors frais d’installation. Avec la pose de l’appareil, le prix d’une chaudière biomasse individuelle est compris entre 10 000 et 15 000 €. Mais, bonne nouvelle si vous habitez dans le sud de la Belgique, l’installation d’une chaudière biomasse fait partie des travaux subsidiés par la Région wallonne. Renseignez-vous auprès d’elle afin de connaître le montant de la prime ainsi que les conditions d’accès.

Le saviez-vous ? Pour choisir une chaudière à bois adaptée à votre situation, intéressez-vous au type de combustible. Une chaudière à bûches présente ainsi un autre rendement qu’une chaudière à pellets, mais aussi une consommation énergétique et des modalités d’installation différentes. Notez également que, dans le cadre d’une chaudière à granulés, un silo de stockage est nécessaire.

6. La géothermie

GéothermieL’énergie géothermique désigne l’énergie issue de la chaleur interne de la Terre. Le but est alors de la récupérer afin de produire du chauffage, voire de l’électricité lorsque la température du réservoir géothermique est assez élevée.

Pour les particuliers, c’est la géothermie à très basse énergie qui se révèle intéressante. Exploitant la chaleur extérieure, cette technologie permet d’extraire celle présente dans les nappes aquifères, l’air ou le sol grâce à une pompe à chaleur (PAC). Un système idéal pour réaliser jusqu’à 75 % d’économie sur sa facture énergétique vu qu’il permet de produire de l’eau chaude sanitaire ainsi que de chauffer son logement ou de le rafraîchir. Dans ce dernier cas, il faut s’équiper d’une pompe à chaleur/climatisation, c’est-à-dire d’une pompe à chaleur réversible, dont le principe est de puiser de la chaleur dans l’air intérieur et de le rejeter à l’extérieur.

Quelle pompe à chaleur choisir ?

Il existe plusieurs types de pompes à chaleur, celles-ci pouvant notamment être classées sur la base de la source froide exploitée :

– Pompe à chaleur aérothermique (captation de l’énergie dans l’air) ;
– Pompe à chaleur hydrothermique (captation de l’énergie dans l’eau d’une nappe phréatique ou dans les eaux de surface) ;
– Pompe à chaleur géothermique (captation de l’énergie dans le sol).

En Belgique, acheter une PAC aérothermique peut être une bonne idée, en raison du climat tempéré. De plus, ce type de PAC nécessite un investissement raisonnable tout en étant efficace. Quant au modèle hydrothermique, il impose quelques contraintes au niveau de l’eau afin de garantir le bon fonctionnement de l’appareil. Autre inconvénient : il faut obtenir plusieurs autorisations pour accéder à la nappe phréatique ou aux eaux de surface.

La pompe à chaleur géothermique a l’avantage d’utiliser la chaleur plus ou moins constante du sol, qu’importe le moment de l’année. Son installation requiert cependant la réalisation de forages et, dans le cas d’un capteur horizontal, de travaux de terrassement.

Le prix du placement d’une pompe à chaleur dépend, entre autres, des caractéristiques de votre logement, de la source d’énergie utilisée ainsi que de la puissance nécessaire. Il est dès lors difficile de vous donner un budget précis mais pour une installation complète, comptez entre 5 000 et 20 000 € TVAC. Le montant à débourser étant assez élevé, profitez des primes octroyées par votre Région. Vous trouverez les aides proposées en Wallonie dans le cadre de l’installation d’une pompe à chaleur sur le portail énergie de la Région wallonne. Vous habitez dans la capitale ? Consultez les primes offertes par Bruxelles Environnement.

Envie d’en savoir plus sur le fonctionnement de chaque technologie ? Pensez à vous rendre dans des salons spécialisés. Par exemple, au Salon Tomorrownow qui se tiendra les 21 et 22 avril 2018 au Palais des Congrès de Liège.

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